Tour-tan est le premier composant de ce nom et veut dire "phare". Il est formé de Tour, de même sens en français et de Tan, "feu". Il précède Sant Pêr, saint Pierre en français, nom de la pointe et de la chapelle où il a été érigé. L'édifice, construit à la fin du XIXe siècle, est connu officiellement sous le nom de phare d'Eckmühl. Il remplace en réalité un phare antérieur, issu de l'aménagement par des feux de la tour de la chapelle Saint Pierre, d'où le maintien de l'appellation en breton. L'appellation d'Eckmühl provient du nom d'une localité bavaroise, où le général Davout mena les troupes napoléoniennes à la victoire en 1809. Davout fut nommé Prince d'Eckmühl par l'Empereur et sa fille, sans héritier, décida de léguer un don à l'administration des phares à la mémoire de sa famille. C'est grace à ce legs que fut construit l'édifice (1893-1897). D'après certaines sources, le phare d'Eckmühl semble parfois appelé Tour-tan bras Sant Pêr (de Bras, "grand") et son prédécesseur Tour-tan bihan Sant Pêr (de Bihan, "petit").