Les toponymistes hésitent concernant l'origine de ce nom de langue bretonne, comme de Bréhand/Brehant-Monkontour dans les Côtes-d'Armor (voir à cette entrée). D'aucuns penchent pour la présence d'un nom de personne, en l'occurrence Brec'han, peut-être comme nom de saint d'ailleurs, Brychan en gallois, bien attesté comme nom de roi. Néanmoins, l'existence bien ancrée de la consonne finale -t dans les formes anciennes à disposition pour l'un et l'autre toponymes n'abonde pas en ce sens. Aussi, d'autres envisagent le composant comme étant tout simplement le terme descriptif Breant ("trachée"), ici avec le sens de "gorge, défilé" (DNCC). Ce substantif se notait Brehant en vieux-breton (Ve-Xe siècles) et admet les correspondants Bryansen en comique et Breuant en gallois, avec le sens de "gorge, trachée, gosier". Les deux localités se trouvaient dans le même diocèse, l'évêché de Saint-Brieuc. La nécessité de les distinguer apparaît dans les formes anciennes, par l'ajout du nom de la ville voisine à la suite : Loudéac/Loudieg pour celle qui nous occupe ici, Moncontour/Monkontour pour l'autre (voir aussi à ces deux noms). Le complément géographique est encore attesté au XIXe siècle dans les formes administratives.