Toponyme de langue bretonne présentant l'article défini An en tête suivi de Hengleuz. Celui-ci associe Hen ("vieux, ancien") à un composant qui est généralement présenté comme étant Klez, variante de Kleuz ("fossé et/ou talus"), noté Clud en vieux-breton (Ve-Xe siècle), et avec plutôt le sens de "retranchement" alors. Le composant antéposé provoque l'adoucissement du K initial de Kleuz en G, comme par exemple dans Hengoat/Hengoad (22), toponyme dans lequel il est suivi de Koad ("bois, petite forêt"). Autrement dit, Hen+Kle(u)z donne Hengleuz. Mais comme les formes les plus anciennes n'abondent pas tout à fait pour l'idée, Bernard Tanguy (DNCC) n'exclut pas totalement la présence possible de Kêr ("lieu défensif" avant le Xe siècle, puis "village, lieu habité") comme composant postposé. L'appelatif se présenterait alors après chute de la consonne finale puis faux rétablissement d'un /s/, et palalisation du G issu de K. Il s'agirait en ce cas d'un doublet des nombreux Hengêr qui agrémentent abondamment le paysage toponymique breton, sous les graphies plus ou moins impropres "(Le) Henguer, Hengair, Linguer", etc.