Il est difficile de se prononcer sur ce terme. Le premier élément pourrait être Berr-, "court" et le second Gwenn, "blanc", mais l'association des deux surprend. Le premier élément ne serait-il pas le résultat d'une métathèse, phénomène courant en breton qui se traduit par l'inversion de lettres dans une syllabe (cf. par exemple dans la langue courante les termes Bepred/Berped, Bremañ/Bermañ, Debriñ/Drebiñ, etc.) : la topographie nous conduit à écarter Bre, "sommet, éminence". Les prononciations et les formes anciennes récusent Brug dans une forme singulative Brugenn. Le nom d'une parcelle figurant dans les matrices cadastrales de 1844 noté "Brely-Guener" pourrait suggérer la présence du mot Peurle, "paturage, patis, pacage", prononcé /berli/ ou /breli/ localement si l'on en croit nombre d'autres parcelles mentionnées dans ce document. Reste qu'aucune forme du nom qui nous occupe ne porte trace de -le(c'h), partie finale de Peurle. En tout cas, la proposition "bro guin/pays du vin" figurant dans le Cahier paroissial de 1908 est fantaisiste.