Le premier composant Lann désigne un "lieu consacré", un "ermitage", soit une fondation antérieure au Xe siècle en Bretagne. Lui est associé le nom de saint bien connu Telo, du 4e siècle, variante de Teliav. Au pays de Galles, on le retrouve dans les nombreux toponymes identiques Llandeilo. En Bretagne, il figure dans des toponymes remontant au haut Moyen Age, comme Pledeliac/Pledeliav ou Montertelot/Mousterdelav, formés respectivement sur Plou(ev) ("paroisse" bretonne primitive) et Mouster ("monastère", ou simple lieu dépendant d'un établissement religieux, avec la présence d'un sanctuaire). Lann se note avec un seul -n en composition devant une consonne, comme dans Landévennec/Landevenneg, Landerneau/Landerne ou Landudal par exemple (contrairement à Lannion/Lannuon, Saint-Urbain/Lannurvan, Lannedern qui conservent les deux -n). Lann provoque en outre l'adoucissement du T de Telo en D : autrement dit Lann+Telo donne Landelo.