Toponyme de langue bretonne, formé en tête du terme générique Plou(ev). Ce dernier désigne une "paroisse" bretonne primitive, c'est-à-dire la cellule fondamentale de l'organisation mise en place par les Bretons lors de leur installation en Armorique à partir du 4e siècle. Comme dans le doublet Pleudaniel/Planiel (22), le second composant est l'hagionyme Deniel, variante de Daniel, nom d'origine biblique. Dans le nom qui nous occupe, Plou(ev) provoque l'adoucissement du D de Deniel en Z, d'où Plouzeniel. Ce saint breton a été rapproché de Deiniol, saint gallois du 6e siècle, qui aurait été le premier évêque de Bangor au nord-ouest du Pays de Galles, où se trouvait un important monastère, fondé par son père (GDSSB). Mais comme le précise Bernard Tanguy, il pourrait s'agir simplement d'un saint homonyme (DNCC). Il ajoute qu'en Bretagne, le saint est surtout attesté par la microtoponymie, comme dans Douer Sant Daniel à Bourbriac/Boulvriag et Park Sant Daniel à Sainte-Tréphine/Sant-Trifin. Daniel/Deniel et le dérivé Danielo/Danieloù sont par ailleurs des patronymes fréquents en Bretagne et sont également présents dans la toponymie.