Klask a ran un anv-lec'h (anv ur gumun, ur gêriadenn, ur straed...)

Dezverkoù all...

Cléguer

Rummad

Kumun

Kumun

Kleger

Departamant

Mor-Bihan
Stumm brezhonek skoueriekaet

Kleger

Notenn : ar stummoù a weler war ar gartenn-mañ a zeu eus OpenStreetMap, n'int ket bet studiet na skoueriekaet gant an OPAB.

Stummoù kozh
12

1114
Cleger
XIIvet kantved
Clecquer
1160
Cleker
1235
Cleguer
1280
Clequer
1332
Cleguer
1387
Cleguer
1427
Cleguer
1448
Cleguer
1464
Cleguer
1481
Cleguer
1536
Cleguer

Stummoù brezhonek testeniekaet
17

1902
Kléger
1905
Klégér
1928
Kliger
1930
Kliger
1936
Kleger
1950
Kleger
1981
Kléger
1985
Kleger
1987
Kleger
1993
Kleger
1995
Kleger
1995
Kleger
1998
Kleger
2001
Kleger
2002
Kleger
2014
Kleger
2023
Kleger

Titouroù all war al lec'hanv

L’origine du nom est limpide. Il est composé du mot commun de langue bretonne kleger, qui se rencontre régulièrement dans la toponymie en Bretagne, notamment sur le littoral. Ce mot est formé sur le radical klog (“pierre”). Kleger désigne une masse rocheuse, un amas de rochers, un chaos, comme Clegyr/Clegr en gallois et Clegar en cornique, langues celtiques les plus proches du breton. On peut lire parfois que le nom serait composé de Kloz (“Enclos”) évolué en Kle-, dédié à un certain Ger, rappelant Saint Geran, sous le patronage duquel est placé Cléguer/Kleger. Cette idée semble provenir de l’Eglise, avec la volonté d’ancrer la création de la paroisse dans la Tradition hagiographique bretonne via son nom, à l’instar de ce que l’on rencontre pour d’autres toponymes à raison, bien entendu (cf. Les nom en Plou-, Lann- ou Lok- suivi d’un nom de saint). Lorsque l’on se concentre sur les données historiques et linguistiques à disposition, il s’agit d’une simple construction dans le cas qui nous occupe, probablement par analogie sonore entre Ger et Geran. Les prononciations du nom recueillies en breton auprès de bretonnants de naissance localement sont celles-ci en alphabet phonétique internationale : [kleɟər] [kleɟɛr] ([kleɟɛrn]) [kliɟər] ([kliɟərn]) [kliɟɛr]... La première voyelle est tantôt un -e fermé, tantôt un -i, d’où la forme “Kliger” que l’on rencontre parfois. Cependant, la variation du premier -e en -i ne se rencontre pas dans les formes historiques, ni dans la forme contemporaine. Elle est récente et partielle à l’oral, si bien que la forme Kleger est plus consensuelle et respectueuse de l’orthographe du breton. On note Kleger avec un K en breton, pour rendre le son K. La lettre C seule n’existe pas dans l’orthographe moderne de la langue bretonne, ni l’accent aigu sur le E. Par ailleurs, le G est toujours dur en breton, y compris devant les voyelles -e et -i, comme par exemple dans l’adverbe pegen (“combien” en français), qui se prononce “pé-guè-ne”. Sinon, pour le son J, on écrit J, comme dans jeneral (“général” en français). Kleger est enfin la forme que l’on retrouve dans les ouvrages actuels de référence (comme c’est le cas du mot commun kleger dans les dictionnaires), dans les ressources pédagogiques pour l’Enseignement, sur les cartes, dans la production écrite de langue bretonne d’une manière générale. Cette forme a été confirmée par la Commission de toponymie qui a étudié tous les noms de communes en Bretagne dans les années 1980-90 pour la signalisation routière. C'est donc cette forme que préconise l’Office public de la langue bretonne également.

Ofis publik ar brezhoneg

Rouedadoù sokial