Klask a ran un anv-lec'h (anv ur gumun, ur gêriadenn, ur straed...)

Dezverkoù all...

Trouguer

Rummad

Kêriadenn

Kumun

Kledenn-ar-C'hab

Departamant

Penn-ar-Bed
Stumm brezhonek skoueriekaet

Trougêr

Notenn : ar stummoù a weler war ar gartenn-mañ a zeu eus OpenStreetMap, n'int ket bet studiet na skoueriekaet gant an OPAB.

Stummoù kozh
10

1426
Tnoukaer
1426
Tnoukaer
1547
Troguer
1610
Trocguer
1616
Troker
1634
Troguer
1679
Trouguer
1790
Trouguer
1815
Trouguer
1836
Trouguen

Stummoù brezhonek testeniekaet
1

1983
Trouger

Titouroù all war al lec'hanv

Nom d'un village situé à l'extrême ouest de la commune formé d'un premier composant vieux breton Tnou (terme qui a connu plusieurs évolutions, dont la forme moderne Traoñ), qui veut dire "val, vallée, bas". Le déterminant est Kaer, devenu Kêr en breton moderne, comme le montre sans équivoque la graphie ancienne de 1426. Kêr se présente sous forme lénifiée en raison du déterminé Trou qui précède. Kêr est sans doute à considérer ici avec son sens ancien car Trougêr est réputé abrité un établissement gallo-romain de grande ampleur, au bout de la voie romaine qui désservait tout le nord du Cap-Sizun. Kêr découle d'un ancien terme supposé Kagro et désignait initialement un "lieu enclos", une sorte de citadelle ou de château, sens qu'il a conservé en gallois. Ce n'est qu'après la fin des invasions Vikings (fin Xe siècle) et le retour de la prospérité que le terme prend un sens plus pacifique, en désignant une "exploitation rurale", et plus largement un "endroit habité, village", comme aujourd'hui. Le chanoine Moreau, dans son "Histoire des Guerres de la Ligue" fait état d'un mur dénommé "Mauger Greguii" à cet endroit, qu'il traduit par "muraille des Grecs". Le premier élément est bien Moger, variante de Magoar, qui veut dire "mur de pierres, ruines", du vieux-breton Macoer, issu du latin Maceria, comme l'équivalant gallois Magwyr. Il correspond souvent à un endroit très anciennement occupé, pouvant remonter à la période gallo-romaine, qui tombé en ruines, a ainsi été dénommé par les Bretons à leur installation en Armorique. Daniel Bernard, qui rapporte les propos du "vieux ligueur quimpérois", précise que le second terme est traduit de manière fantaisiste. Celui-ci pourrait être Krag, "(pierre) de grès", dans une forme plurielle en -i. Divi Kervella admet l'hypothèse sans exclure une forme altérée de Kregilh, "conques" ? Compte-tenu des pièces de monnaie retrouvées là-bas, on pense que l'occupation du site a cessé à partir de la première moitié du IVe siècle. La fin de cet établissement serait dû à un incendie.

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