Toponyme de langue bretonne, formé sur le terme générique Trev, noté Treb en vieux-breton (Ve-Xe siècles). L'acception du mot a évolué au fil du temps. Il désigne d'abord un "lieu habité et cultivé" et correspond à un centre de peuplement civil, remontant à l'installation des Bretons dans la péninsule armoricaine, à partir du IVe siècle. Il a ensuite pris le sens de quartier (regroupement de maisons, de villages), puis de "trève" en français de Bretagne (mot issu du breton Trev), c'est-à-dire succursale de paroisse, avec un lieu de culte (chapelle) et un clergé propre. Le second composant est le nom de personne Maeg, anciennement Maeog, issu du brittonique *Magiacos, dérivé de Mag ("grand"). Celui-ci est bien connu comme nom de saint dans d'autres toponymes en Bretagne, comme dans les noms de communes Guimaëc/Gwimaeg, Plumieux/Pluvaeg, Saint-Mayeux/Sant-Vaeg, Lanvéoc/Lañveog, etc. On le rencontre aussi comme simple anthroponyme, comme par exemple dans Tréméoc/Tremeog, nom d'une commune du sud Finistère, et doublet du nom qui nous occupe, dans dans Coëtmieux/Koedmaeg, commune des Côtes-d'Armor ou dans Lesmaeg en Locmalo/Lokmac'hloù dans le Morbihan.